Les malades ne connaissent pas leurs droits

Mai 09, 13 Les malades ne connaissent pas leurs droits

La version 2013 du Baromètre des droits des malades, une enquête réalisée par le cabinet LH2 pour le compte du collectif d’associations de patients ou CISS dévoile que les malades ne connaissent pas du tout ou très peu leurs droits en matière de services de santé.

Un manque crucial d’information

Les patients souffrent d’un manque crucial d’information concernant leurs droits alors que ces derniers approchent régulièrement les services de santé. D’après les résultats du sondage du CISS, un peu moins d’un tiers des personnes interrogées par l’agence LH2 assurent qu’elles ignorent le montant du coût de la prestation du praticien et encore moins la part qui sera prise en charge par leur couverture de santé. Les prix des médicaments restent également un mystère pour bon nombre de malades. La même étude révèle que 35 % des Français ne savent pas du tout comment accéder à leur dossier médical.

Une méconnaissance manifeste des droits des malade

Cette insuffisance d’information conduit malheureusement à une méconnaissance de leurs droits. Le baromètre publié par CISS note par exemple que 39 % des malades ne sauront pas quoi faire s’ils rencontrent un problème lié à leur traitement. Pire, ces derniers ignorent qu’ils ont un droit de recours. Les structures comme les CIAM ou encore les CRUES en charge de la résolution de ce genre de conflit sont complètement étrangères à un nombre non négligeable de patients. Par ailleurs, le cabinet LH2 ajoute dans ses conclusions que 24 % des sondés ne sont pas au courant qu’ils peuvent interrompre ou refuser un traitement.

La crédibilité des services en ligne mise en cause

Ce problème d’information met également en cause la crédibilité des services de soins en ligne. 48 % des personnes ayant répondu au questionnaire du CISS concèdent que les prestations sur Internet peuvent être utiles, mais 33 % de ces usagers indiquent qu’ils ne se rendront pas sur ces sites pour s’informer. Par ailleurs, LH2 conclut que 24 % des personnes ayant participé à cette enquête avouent qu’elles ne seront pas rassurées si elles consultent un praticien via la toile.

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